Share | 
 

 barren henry callaghan

View previous topic View next topic Go down 
AuthorMessage
Finn

avatar

Pseudo(s) : YUTz
DDI : 2016-04-11
Messages : 343
Humeur : you'll regret it later

PostSubject: barren henry callaghan   Fri 15 Jul - 13:21

« je sais pas comment tu fais, franchement je sais pas. comment tu peux faire ça ?  (Barren écarta les bras pour ensuite les claquer le long de son corps en les faisant retomber sur ses cuisses) tu fais comme si de rien était quand je m'enferme dans ma chambre en attendant de crever de tout ce que tu veux, et quand finalement je m'en vais pour prendre l'air, tu m'fais toute une histoire ?
(il le pointa du doigt, une once de rage dans ses yeux) écoute Martin. j'suis peut-être ton fils, mais entre Jayden et toi, c'est Jayden qui correspondait le mieux au profil du père. C'est pas parce que tu m'as donné naissance que tu deviens forcément un bon parent. Qu'est-ce que t'as fait à part me laisser tomber? T'as toujours fait en sorte de m'abandonner quand j'avais le plus besoin de toi, et ce, même quand je hurlais à l'aide. Tu te rends compte à quel point ça fait mal de se faire lâcher par. sa. seule. figure. parentale. autoritaire. qui pourrait avoir une influence importante dans dans ta vie ? T'imagines le désarroi qui te prend quand tu te réalises enfin que t'es seul au monde, sans même ta mère pour t'engueuler et te remettre dans le droit chemin? J'en veux pas à maman, surtout pas, elle a tout fait pour me préserver, mais toi, toi (il serra les poings) t'as tout fait pour me bousiller en évitant mon regard, quotidiennement, pour éviter qu'on me refile à toi. T'étais bien plus occupé par tes affaires, avoue? Cherche pas, je sais. Je sais ce que tu faisais quand maman avait le dos tourné et qu'elle essayait de s'occuper de moi quand Emily était pas là. Raison de plus pour pas venir m'embrouiller pour chaque broutille qui te tracasse alors que toi et moi, on a rien en commun, sauf notre sang. »

barren s'en alla d'un pas lourd et énervé, en laissant un Martin hébété sur place. Jamais; Au grand jamais il n'avait eu de fils pareil à Barren. Il était presque comme un inconnu à ses yeux, un inconnu qui était identifié de tous comme étant son fils, et ça, Martin n'arrivait pas à le digérer. Dix-sept ans qu'il vivait avec cette nausée imaginaire à chaque fois que quelque chose lui rappelait ce gamin. Dix-neuf ans qu'il tentait de faire revenir Peter à ses côtés. Peter était le seul, le seul qu'il reconnaissait en tant que tel et même ouvertement. Mais Leila, elle, n'y arrivait pas. Il y avait toujours ce truc qui bloquait quand tout devrait bien se passer des deux côtés. Martin était partagé. Ou c'était Peter, incluant Charlotte, ou bien c'était Barren et Leila. Un contre deux. En terme de chiffres, tout était déjà décidé.
Martin se mit à courir jusqu'à la porte pour rattraper son fils, déjà à l'autre bout de la rue, et lorsqu'il arriva à son niveau, il l'empoigna violemment par le bras.

« Ecoute moi bien Barren, Barrey, ou Barry, c'est ça ? N'ose plus jamais dire qu'on n'a rien en commun tous les deux. (les chiffres) Je suis ton père, tu es mon enfant, mon fils (Peter), tu comprends ça ? (les chiffres) Je suis responsable de toi quoi que t'en dises. Je, écoute, j'ai du mal à l'avouer, mais je tiens à toi (Leila) d'accord? Je sais pas quoi te dire, quoi faire quand t'es là parce que t'es là sans être là (Emily t'es où putain), quand je veux te soutenir tu m'regardes comme si j'étais un étranger (Jae ton putain de père), quand j'te parle tu m'écoutes pas et ça m'insupportes (Martin resserra sa poigne sur le bras de Barry qui fit une grimace), est-ce que tu sais au moins ce que c'est que d'être une figure parentale? Quand rien ne va plus, quand ta femme n'est pas là et que devant toi se tient un gamin, ton propre gamin, qui passe sa vie à pourrir devant un écran toute sa journée, sans jamais sortir de sa chambre pour manger ou même donner des nouvelles? tu te rends compte à quel point c'est dur pour moi et ma femme de te gérer quand même nous, on sait pas comment interagir avec moi? Forcément, parce que c'est Jayden et Emily qui se sont occupés de notre putain d'enfant à notre place! Forcément, du coup on passe pour des étrangers à tes yeux! Est-ce que tu nous reconnais au moins en tant que parents? Est-ce que tu nous reconnais au moins ? Dis-moi, vas-y ? »

Barren se débattit pour se libérer de son emprise, et d'un geste sec, il fit un mouvement de bras pour couper court à la conversation. Dans ses yeux bouillonnaient une rage qui s'était intensifiée à l'entente de cette vérité dure et amère à l'égard de l'adolescent.

« Qui était là quand je suis né ? (Moi, Leila, Emily)
Qui était là pour m'aimer? (Leila, Emily)
Qui était là pour me bercer? (Emily)
Qui était là quand Emily est morte? (Jayden)
Qui était là pour moi quand j'avais besoin d'aide? (Jayden)
Qui était là pour les réunions parents prof? (Jayden)
Qui était là quand on se moquait de moi en disant que j'avais pas de père? (Jayden)
Qui était là pour me défendre quand je me faisais harceler? (Jayden)
Qui
(Jayden)
Qui
(Jayden)
Qui
(Jayden)
a toujours
été là

(Jayden)
pour moi
(Jayden)
quand je voulais tellement un truc que j'en rêvais
Qui a toujours été là pour me soutenir même dans des projets ridicules
Qui a toujours été là pour me relever de ma honte
Qui a toujours été là
même quand j'allais bien
pour partager des moments avec moi?
»

Le débit de parole de son enfant avait accéléré et ses yeux étaient humides, au bord des larmes. sa voix tremblait presque s'il n'était pas aussi énervé contre lui, et que sa haine, mêlé à sa rage, ne ressortait pas toute en même temps.

« J'ai arrêté d'être moi depuis longtemps, assez pour que j'oublie qui j'étais. Tu te rends compte? Tu te rends compte à quel point j'ai repoussé mes limites pour essayer de te satisfaire et d'être l'enfant dont tu rêvais? le pire, c'est que ça a pas marché, et quand j'ai réalisé que tu me repoussais encore plus, j'étais perdu et je savais plus quoi faire. Y'a pas de remède à la haine et la rage que j'ai envers toi, mais je peux m'en remettre et seulement, seulement si tu me laisses le temps de respirer et de souffler, de changer de l'odeur de renfermé de ma chambre, de changer ce dégoût en quelque chose. »

(...)
Martin ne put s'empêcher, dès lors, de laisser son enfant partir, dans l'espoir qu'il revienne un jour vers lui avec le même sourire qu'il offrait à Jayden.

_________________


it's a filthy goddamn world we live in.

Back to top Go down
View user profile
Tim
Admin
avatar

emil qui imite leo quand il fait des signes

Pseudo(s) : retz
DDI : 2016-04-11
Âge : 18
Messages : 488
Localisation : C KI LES PUTT

PostSubject: Re: barren henry callaghan   Sun 25 Sep - 22:55


Dans sa tête, il n'y avait rien d'autre que l'ivresse et la musique, qui le berçait doucement dans un autre monde où il se sentait en paix avec lui-meme. Il chantait du fond de son cœur avec le souvenir d'Emily qui circulait dans ses veines, et qui lui donnait le courage de continuer avec cette peur dans le ventre. Sous le feu des spotlights, la sueur et la fatigue se faisaient oublier par l'euphorie qu'il ressentait et vivait, celle d'être celui qu'il voulait être, et il continuait à donner son maximum pour ne pas laisser l'ambiance retomber soudainement.
Lorsqu'il s'arrêta, il fut applaudi et la fierté le prit, il remerciait, souriait, câlinait et plaisantait avec ses spectateurs puis alla s'assoir. a peine eut il le temps de poser ses fesses sur sa chaise qu'une main familière se posa brusquement sur la table. Barry redoutait ce moment. Il releva lentement la tête pour voir le visage de son parrain qui le regardait, les sourcils froncés.
"Kiddo."
La jeunesse aime se détruire. À coup de fumée, de verres alcoolisés, de cachets miniaturisés. Peu importe le moyen : du moment qu'on peut jouer avec la mort, la défier, la narguer, c'est amusant, c'est drôle, c'est la jeunesse. Les yeux plissés, les mains enfoncées dans les poches, Jayden s'avançait, refusant d'entrer en contact avec qui que ce soit. Un soupir s'échappa de ses lèvres immobiles mais entrouvertes. Il avait assisté aux différents spectacles, tous aussi ennuyants les uns que les autres. Celui qui l'avait interessé, qui l'avait fait venir jusqu'ici, lui avait brisé le coeur, un peu. Il s'était retenu de sourire tout le long. S'asseyant juste en face de l'un des animateurs de cette soirée, son visage se faisait froid et dur, tandis qu'il alluma une cigarette méchaniquement. Le bruit sourd des rires, des tintements de verres, de la musique de fond, n'était même plus important. Après un long silence, Jayden osa reprendre la parole. "Combien de verres est-ce que tu as bu?" Il ne pouvait rien faire d'autre que de jouer le rôle qui n'était pas le sien : celui du père agacé, bien trop attaché à son fils -faux, faux, faux. Rien de tout ça ne le regardait, pourtant, il s'en mêlait beaucoup trop. Le regardant droit dans les yeux, il agissait comme si rien ne l'atteignait, alors qu'au contraire, il détestait devoir le parler sur ce ton. "Quand t'as fais ça... on aurait vraiment dit elle." Ça lui brûlait la gorge. Un sourire triste se dessina sur son visage, changeant totalement son expression initiale. "Finis ton verre kiddo. Et arrête de danser comme ça devant tout le monde, on dirait un gamin autiste." Il tapa son épaule, feignant la bonne humeur. Allez Barry, ça va aller. (don't cry over the past, it's gone)

_________________


the love you have in you

Back to top Go down
View user profile http://whatifwerunaway.forumactif.org
 
barren henry callaghan
View previous topic View next topic Back to top 
Page 1 of 1
 Similar topics
-
» un livre d'Henry Vignaud et un film de clint Eastwood
» HENRY QUINSON, MOINE DES CITES
» droite de henry et echelle
» Politique: Henry Kissinger - Secrétaire d'état US - Prix Nobel
» Prières pour le repos de l'âme d'Henry

Permissions in this forum:You cannot reply to topics in this forum
everything you've come to expect :: 
kiss me properly and pull me apart
 :: développement :: jaerry
-
Jump to: