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 (;&remind you) ― ft. orion

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Tim
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emil qui imite leo quand il fait des signes

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DDI : 2016-04-11
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PostSubject: (;&remind you) ― ft. orion   Mon 13 Jun - 21:47


dying reminding me of you
et c'est dans ces nuits fades que je t'aime le plus. celles où tu te sentais le besoin d'être toi-même, de frapper, frapper à en tuer plus d'un. chacun de tes coups étaient une colère cachée, une frustration refoulée depuis tellement longtemps qu'elle éclatait en mille morceaux dès que l'occasion se présentait.
Ta force était telle qu'on voyait tes muscles bouger au fur et à mesure de tes coups, et je sentais en moi ce frisson de peur et d'admiration. Tes poings et tes jambes entamaient une valse, violente et pourtant si belle, qu'elle m'obsédait, et je me retrouvais incapable de détourner les yeux de cette beauté sauvage.
Saccagée, bousillée, c'était cette sensibilité massacrée et ruinée qui te rendait plus éblouissant à chaque coups que tu envoyais, et je me délectais de ton expression de rage qui reflétait, dans le fond de tes yeux, cet amour brisé qui te détruisait à chaque inspiration et expiration, comme s'ils étaient tes derniers.
J'les aimais, ces moments où, seul à seul, on se tournait autour à se titiller, et rire comme des gosses et à s'aimer comme hommes et femmes. J'aurais aimé que ces jours durent à jamais, qu'ils soient éternels comme ces vieux films de ma mère, où après s'être fait baisé maintes et maintes fois, ils s'aiment encore et continuent à avoir des enfants.
J'étais trop con, parce que ces histoires dont je rêve, elles n'existent pas assez longtemps pour être savouré. J'étais trop con, parce que t'es parti avant même que je ne le réalise. Sans un mot, tu me tournais le dos, comme si tu t'en allais pour toujours, comme si tu marquais notre toujours d'un autre, qui l'écrase douloureusement.

Ces nuits de débauches et de désolation étaient ceux auxquels j'étais condamné sans toi, où chaque matin était un nouveau jour dans le lit d'un autre dont je ne connaissais ni le nom, ni l'identité, seulement la force de sa baise. A force de t'aimer, de trop t'aimer à m'en pourrir, je me noyais encore et encore sans honte, dans ces verres d'alcools tous plus forts les uns que les autres et ces pétards qui me faisaient oublier ton sourire de beau voyou. Ma solitude devenait de plus en plus insupportable, je tenais de moins en moins les nuits, les jours, ces moments sans toi que je tentais de combler en écartant les jambes pour un autre.
Chaque fois qu'ils me prenaient dans leur bras, chaque fois qu'ils m'embrassaient, chaque fois qu'ils me suçaient, je pensais à ton corps contre le mien et ce bonheur d'être aimé comme jamais. je voulais retrouver toutes ces sensations que tu m'avais fait éprouver, je faisais tout ce que je pouvais pour me donner les moyens de les retrouver; je m'empoisonnais pour les revivre.
cette sensation d'être vivant, de ne plus sentir son esprit, d'entendre son coeur battre la chamade, ce besoin de retrouver son souffle après cette excitation soudaine, ce soulagement d'avoir fait quelque chose de bien, de bon pour soi-même après nos ébats, et nos sourires partagés et nos embrassades.
j'aurais tout fait pour les retrouver.
Ron.
Où est-ce que t'es ?
Orion.
rends-moi service.
s'il te plaît.
rends-moi mon âme.
je t'en supplie.
sans ton amour, je meurs.
sans toi, je suis mort.
j'en peux plus.
j'en peux plus de mourir chaque jour par l'envie de te voir. j'ai l'impression qu'à chaque pas que je fais, je trébuche, et chaque fois que je me relève, je me prends un mur. mon coeur ne bat plus la chamade, mon esprit me torture de lui-même, je me sens mourir par le poids des regrets.
pourquoi?
pourquoi c'était pas moi?
pourquoi ça pouvait pas être moi?
je t'aime comme personne ne l'a jamais fait avant moi.
je t'aime comme je n'ai jamais aimé.
j'ai peur.
j'ai peur que ça soit trop
parce que je sais que je ferai tout pour que tu m'aimes, je ferai tout pour qu'on reste ensemble, je ferai tout pour que tu m'appartiennes comme je t'appartiens.
mais je te vois de loin, dans ses bras, cette malice dans ses yeux et ces lèvres qui n'attendent que les tiennes. j'en pouvais plus. mon coeur se déchirait et mon souffle se coupait.
que je sois dans mon lit, dans ma douche, dehors ou dans un endroit à l'aise. je m'étouffais à t'imaginer à ses côtés, à l'embrasser fougueusement, à l'aimer comme un fou. à l'aimer plus que tu ne m'aimais pendant ces nuits où tu avais besoin de recracher tout ton malheur sur quelqu'un. j'aimais cette douceur violente qui te composait, ce calme enragé qui détruisait tout sur son passage, et oh combien j'aimais tes tendresses cruelles qui me pervertissaient. je voulais cette douleur qui te corrompait pour la vivre, te sentir en moi, et à chaque fois, chaque fois que j'atteins le bout, je le vois te sourire, te proposer ses bras pour te réconforter.
je voulais vomir.
même dans ma tête, sa vue m'était insupportable. à chaque fois que je me le visualisais à tes côtés, je sentais cette braise dans mon estomac qui ne demandait qu'à l'étriper pour que tu me reviennes, que tu me demandes cet amour dont t'as tant besoin pour remplacer le sien, et peut-être pour, qu'enfin, tu me regardes de la même façon que tu ne le regardes.

 
ft.
Orion O'Shea




_________________


the love you have in you



Last edited by Melchior on Fri 24 Jun - 16:15; edited 1 time in total
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Finn

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Pseudo(s) : YUTz
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PostSubject: Re: (;&remind you) ― ft. orion   Mon 13 Jun - 22:39



remind you

et si tout ce que j'avais vu d'mes yeux disparaissait? et si, tout ce que j'avais crée d'mes propres mains n'était qu'un vulgaire mirage? j'y ai cru. j'y ai cru, j'me suis accroché aux images dans ma tête, comme un lâche j'me suis réfugié dans mes pensées, j'ai décider de tracer un trait sur la réalité et de ne plus jamais avoir à ouvrir les yeux. parce que ma tête me fait mal, parce que mes mains me brûlent et que me coeur se brise. rien de tout ça est vrai, rien de c'qui est dans ma tête est bon pour moi. j'suis rien. il suffit d'regarder les autres, de constater, d'avoir un peu d'bon sens et de remarquer que, nan, putain, putain mais orion, réveilles-toi merde. tout le monde est si différent. ou alors c'est moi? j'ai pas décidé. j'sais pas.
mais j'ai vu dans tes yeux que ça te plaisait. cette différence. cet "autre chose". je l'ai vu au fond d'toi et ça m'a fait plaisir. pas comme un cadeau qu'on peut offrir à quelqu'un, pas comme des mots qu'on sort à toute occasion. mais plutôt comme un attention spécial, un sentiment qui m'est dédié. rien qu'ça. ça a suffit pour que j'te vois pas comme les autres. t'as su te démarquer dès le début. et tu l'sais, tu l'sais à quel point j'suis quelqu'un d'insupportable. tu sais que j'aime personne. t'as senti mon regard sur toi. j'savais qu'avec toi, j'pouvais fuir au bout du monde, tu m'y attendrais. et honnêtement ça m'a plu. ça m'a toujours plu. tu m'as plu. tes manies, ton sourire, tes mots maladroits. ça m'a plu et j'ai pas su comment m'en défaire. putain, rien qu'd'y repenser, mon coeur, je, je, je sais pas. je sais même plus. j'ai plus rien pour moi. plus personne. il y avait toi, toi, toi, une pute, deux putes, trois putes, des "potes", toi, toi, et toi. il y toujours eu que toi. t'es devenu une habitude, un quotidien, un plaisir de la vie.
et j'ai merdé.
parce que c'est ça, mon putain d'talent spécial. merder. mal tourner. répandre le douleur, faire le fils de pute. ça m'ressemble. c'est moi. j'regarde dans le miroir, je vois un énorme connard incapable de faire quoi que ce soit dans sa vie. à part ... à part t'faire sourire, visiblement. mais c'est fini, hein? c'est fini. j'suis lâche einar. je sais, je sais c'que tu penses "ron t'es pas lâche, t'aimes juste t'éloigner quand ça commence à devenir trop insupportable pour tes yeux", et t'as raison putain de merde t'as raison, mais fuir c'est un réflexe, fuir c'est c'que j'trouve de mieux à faire. tu sais, comme ces animaux trop peureux. et même ça tu me l'as pas reproché.
comment c'est possible? comment c'est putain d'possible? putain einar, j'suis dégueulasse de l'intérieur, t'as fais semblant d'pas voir? ou au contraire, t'as vu? dis, t'as vu? t'as vu c'qu'il y avait dans mon coeur? la haine, la tristesse, le malheur et l'amour perdu? t'as vu tout ça? réponds-moi, dis-moi si j'ai raison, montre-moi que j'suis pas qu'un sale con, j'ai besoin de savoir. j'ai peur. je sais que j'ai peur. j'me sens couler, j'me sens me briser. les musiques qui ont changé ma vie, les personnes que j'ai aimé le plus dans ma vie... pourquoi tout m'répugne maintenant? pourquoi pourquoi pourquoi pourquoi
j'peux plus me résoudre à me jouer de toi. j'en aie encore envie, au fond : l'habitude, tu sais. 'faut croire que ton sourire m'laissait pas si indifférent que ça, au final. merde, c'est quoi, ça? c'est qu'on appelle un regret? non. non. non. non. j'veux pas. j'veux pas te regretter. arrête. einar, sors de ma putain de tête. casses-toi, casses-toi. j'veux pas. dégages. va-t'en. c'était mieux. c'était mieux quand t'étais pas là, quand t'hantais pas mon esprit. ma tête putain, ça m'fait mal, ça m'éclate en milles morceaux, et tout c'que j'peux faire c'est me recroqueviller sur moi-même en tremblant, les veines apparentes, les mâchoires serrées. il faut que je tapes un truc. maintenant. le mur devient l'visage des gens que je hais. crevez, pleurez, saignez, criez. essayez de perdre les gens que vous aimez, faites mal aux autres, subissez la haine pure de quelqu'un. montrez-moi que j'suis pas le seul, s'il vous plaît. einar. j'veux pas t'oublier. j'en suis pas capable. reviens.
est-ce que je suis tout seul? est-ce que la terre tourne encore autour d'moi?
devant mes yeux, il y a les corps que j'ai touché, que j'ai senti, que j'ai dévoré. parmi eux, y'a l'tiens. mais plus maintenant. il a été effacé, tu sais. c'est moi qui l'ai voulu. j't'ai dis, j'en veux plus. j't'ai dis que c'était terminé. je me suis poussé à croire que c'était raisonnable. parce que, einar.
j'suis pas amoureux de toi.
c'est pas pour toi qu'mon coeur est éclaté, percé d'tout parts. toi, t'es celui qui vient l'écraser un peu plus de temps en temps, celui qui s'installe paisiblement dans ma tête pendant quelques jours sans partir, celui, celui, celui. t'es pas facile à oublier, einar. enculé. j'ai jamais levé l'poing sur toi. j'ai jamais voulu voir ton sang couler.
mais bordel, qu'est-ce que tu brillais. dans un âme aussi répugnante que la mienne, t'étais détail qui faisait tout. cette petite étincelle qui ravivait l'tout. j'ai tendu la main, puis j'me suis ravisé. je t'ai appelé, puis j'ai raccroché dès la première sonnerie. faible. lâche. branleur. incapable. orion. orion? qu'est-ce qui m'arrive, j'sais toujours pas. tout c'que j'sais, c'est que t'es là.
dans cette nuit fade et tâchée par la saleté de mon existence, t'es là.
tu l'as toujours été. mais maintenant, j'te vois plus. je te cherches, parfois. tandis que d'autres fois, au contraire, j'me cache des moindres souvenirs que j'peux avoir de toi.
on a ri. comme des enfoirés. longtemps. tu t'souviens?
j'me demande ce que tu fais. t'es heureux? t'es seul? t'es triste au point d'vouloir mourir?
hey, je suis là.
invisible mais présent.
putain, comment c'est possible de passer à autre chose, hein?
les contacts qui défilent sur l'écran d'mon téléphone. bitch n°1, bitch n°2, mel, cocksucker (dad), stupid whore (mom), norma, einar, ... t'es encore là. j'clique juste en dessous, un nom moins plaisant et plus laid que le tiens, celui d'un ami qu'on a en commun, mais j'ai besoin d'entendre quelque chose d'autre que mon malheur. j'écoute à peine la voix sortant du téléphone, j'essaie d'me persuader que ça va me distraire. parlez-moi, putain, aidez-moi, j'sais pas. au moins une fois dans votre pute de vie inintéressante, aidez-moi, bande de chiens aveugles. ça m'dégoûte, cet égoïsme de bâtard.
tout l'monde est trop préoccupé par sa petite personne.
moi, j'suis trop préoccupé par toi.
c'est différent, encore.
je l'ai toujours été. tu l'as toujours été. on l'a toujours été.
einar, t'es dans l'coin?
j'veux pas savoir mais j'en ai envie.



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